A la rencontre de Laïta

Racontez-nous l'histoire de Laïta

Pour raconter Laïta, il faut en réalité raconter un peu nôtre histoire... Luli et moi nous rencontrons à l'été 2012. Luli est alors styliste en maroquinerie, et travaille pour une jeune marque pleine d'ambitions, mais aux moyens trop limités. Quant à moi, je rentre alors juste de Londres, où j'ai passé 3 ans, à étudier la géographie et... le théâtre. Rien à voir donc, avec la maroquinerie.

Plein d'Amour et de naïveté plus tard, je persuade ma belle Luli qu'il faut qu'elle lance sa marque (Amour), et que je l'aiderai (naïveté). Nous commençons avec une idée directrice : faire un lien entre nos deux pays, la délicieuse Argentine de Luli, et la France donc. Nous lions ainsi pendant 3 ans l'artisanat traditionnel argentin, et le savoir faire français. Notre marque grandit, notamment grâce à l'Ambassade d'Argentine qui nous soutient en mettant à notre disposition ses magnifique salons de réception à plusieurs reprises.

Travailler entre deux pays si lointains et aux cultures différentes peut être parfois difficile ; et nous avons beaucoup appris. Depuis deux ans, LAÏTA a beaucoup évolué : il y a désormais la marque, Laïta from Buenos Aires to Paris, qui continue de puiser son inspiration dans la pampa argentine ; et l'Atelier LAÏTA qui dessine, développe et produit de la maroquinerie haut de gamme et haute couture ; ou nous sommes spécialisés dans le cuir au tannage végétal. L'Atelier LAÏTA collabore désormais - parfois discrètement - avec de nombreuses marques et entreprises, qui souhaitent développer de belles pièces et collections, sans avoir à se préoccuper de la production et de sa qualité. Ce sont deux aventures passionnantes, et qui évoluent parallèlement. Elles ont besoin l'une de l'autre, comme Luli et moi.

Vous mettez un point d'ordre à la fabrication artisanale, quels en sont les détails ?

Nous voulions dès la naissance de notre aventure, trouver et amener le plus beau de l'artisanat argentin. Nous sommes partis, à plusieurs reprises et pendant plusieurs mois au travers de l'Argentine pour dénicher les perles rares ; ces artisans tisserands qui perpétuent un savoir faire ancestral, de la teinture de fils à base de plantes locales, au tissage manuel des étoffes. C'est d'ailleurs passionnant de découvrir les innombrables significations des motifs. Nous travaillons également avec des spécialistes argentins de la bouclerie et accessoires métalliques, issus du monde Gaucho, empreint dans nos imaginaires de nature sauvage colorée et venteuse, de chevaux, de solitude et de grands espaces.

Enfin, le travail du cuir dans son ensemble est un art. Les secrets de finitions sont innombrables et sont artisanaux.

C'est votre deuxième collaboration, la première était avec Vanessa Seward, pourquoi avoir choisi Petite Mendigote ?

La première collab' de Laïta avec Vanessa Seward fut très ambitieuse, car la créatrice est venue chercher Laïta pour sa connaissance de l'artisanat argentin, pour la production de pièces très pointues. A notre grande tristesse l'aventure Vanessa Seward s'est arrêtée et notre collab' avec.

Petite Mendigote a un univers qui lui est propre, son univers est immense, et dispose de son propre vocabulaire. C'est une marque qui s'adapte sans cesse, constamment à l'écoute de ses clients et de leurs attentes. Nous sommes très fiers de cette collab', car le résultat est, d'après nous, une belle synthèse des deux univers. Parisien, à l'accent argentin.

Qu'est ce qui vous a le plus séduit dans l'aventure collab' ?

Ce fut un très grand plaisir de travailler avec les équipes Petite Mendigote. Nous avons su ensemble laisser du temps au temps pour construire cette collab'. La phase de développement des modèles a été passionnante. Et nous sommes très fiers du résultat !

Vos adresses préférées à Paris ?

La place Dalida, à Montmartre, aux premiers rayons du soleil de printemps. Un lieu hors de la ville pour l'apaisement.
La place Dauphine, pour déjeuner au soleil et au calme.
Pour l'Argentine à Paris, le Bar de Biondi rue Amelot, una manteca !